28 janvier 2016

Parlons de mode




            La mode, elle me passionne et je la déteste. Elle me ruine et pourtant je la célèbre au quotidien. Elle me colle à la peau, mais je la préfère retirée....
Je perds le fil. 

Cette relation à la "elle m'aime, moi non plus", me guide depuis longtemps. Déjà à l'époque où j'ai dû me faire à l'idée que je ne trouverai plus jamais ma taille dans les boutiques dites "normales". Je lui en ai voulu, puis je me le suis repproché. Je me disais que c'était de moi que venait le problème. Pourquoi ne puis-je pas m'habiller en M comme tous le monde ?? À défaut de remettre l'industrie de la mode en cause, c'est mon corps que j'ai boudé. 
       Puis j'ai compris qu'elle me mentait. Qu'il n'y avait aucune honte à ne pas entrer dans une taille standard, et que j'étais loin d'être seule dans ce cas - 50% de la population féminine française s'habille en taille 42 et plus -. Mais malgré tout cela, il restait très difficile pour moi de trouver chaussure à mon pied. Une certaine conception paradoxale de la mode grande taille que je dénonçais ici Petits inconvénients de la mode grande taille. Mais fort heureusement, à force de persévérance sur internet, j'ai réussi à découvrir des créateurs et marques qui comprennent l'importance et les enjeux du marché de la mode grande taille, et Ô joie, j'en profite ! (heureusement, sinon me voilà contrainte à me promener à poil !) Voilà donc aujourd'hui l'occasion d'aborder ses aspects les plus positifs.

            Je le disais, je suis une femme ronde, et je veux m'habiller selon les tendances, avec élégance, excentricité, sexy même. Je le veux tout autant que les femmes minces. Je veux de la diversité de style, de coupes, de couleurs, le tout à ma taille. Et bien entendu, je le veux sans avoir à vider mon compte d'épargne (que je n'ai pas, soi-dit en passant). En fait, oui, je veux tout. Je suis une consommatrice comme les autres, et en tant que tel, j'estime avoir autant le droit d'être prise au sérieux que les consommatrices les plus minces.  
Au sérieux, certes, mais le tout avec légèreté. La mode est pour moi un amusement.  J'aime cela mais pour autant, je ne veut pas ne penser qu'au travers d'elle. Je m'habille pour vivre, mais je ne vis pas pour m'habiller, si je puis-dire. En fait, j'aime l'idée qu'un habit illustre ma personnalité, pas l'inverse. 

          Comme je fais très peu de publicité, on me demande souvent où je trouve mes habits, en particulier ma collection de robes. Alors comme il me tient à coeur de ne parler que des produits dont je suis entièrement satisfaite, j'ai eu envie de recommander les boutiques en ligne dont je suis une inconditionnelle :

  • Modcloth (http://www.modcloth.com/) : des pièces très originales, qui me font bien souvent fantasmer. Cependant, je regrette que leurs prix, en particulier ceux des frais de ports, soient aussi élevés... 
  • C&A (http://www.c-and-a.com/) : pour faire vite, cette boutique regorge des basics abordables. Et parfois, on tombe sur une pièce aussi fabuleuse qu'inattendue.  

     Au final, l'important dans la mode, c'est nous. C'est nous qui la portons et lui donnons de l'éclat. Que serait un habit sans le modèle qui l'arbore ? D'où l'intérêt de choisir avec exigence les produits qui nous conviennent, plutôt que de suivre aveuglement les tendances.
Porter un habit, c'est (toujours selon moi) l'instrumentaliser. C'est faire ressortir ce "moi" singulier qui nous rend fières. Montrer au monde qui nous sommes. Influencer le sentiment qui restera d'une première rencontre. L'habit ne surpasse pas la personnalité, il la complète, l'illustre. À nous de savoir en jouer. 



2 janvier 2016

Ma vieille amie



          Des années à oublier, nous en vivons tous. Avec une mention spéciale pour 2015 qui restera à mes yeux bien en avant au palmarès des années de merde. Avec un grand F. La dépression n'est pas nouvelle chez moi. C'est une vieille amie si j'ose dire. Une vieille amie pour qui je ressens à la fois répulsion et tendresse. Elle ne me lâche pas. Une mélancolie si intense, excessive et fréquente qu'elle qu'elle colore d'un glacis sombre mon entière vision et appréciation du monde. Découragement et pessimisme à sa traine. Parfois elle se calme, subitement, et j'en viens à me demander pourquoi soudainement je me sens bien... Il doit y avoir un problème. Ce n'est pas normal chez moi de me sentir bien. Sans raisons. Enfin, je devrais plutôt dire que c'est la tristesse qui s'incruste sans raison. Une grande tristesse profonde née durant l'adolescence qui m'aime trop pour me quitter. Une tristesse qui, même avec les plus beaux cadeaux, la réussite de mes plus grands rêves, les plus belles preuves d'amour et la plénitude financière la plus totale, ne s'en irait pas. Elle est comme ça, ma vieille amie, elle se fout du contexte, de mes expériences même ô combien positives puissent-elles être. Elle n'a de cesse de me rappeler que je ne pourrai jamais jamais être heureuse. Qu'elle ne me laissera pas l'être à moins de lui passer sur le corps. Le mien. 
           Soit, concrêtement, que me reste-t'il à faire sinon prendre le taureau par les cornes et clamer "hé, toi, la dépression, viens te battre si t'es une femme !!". 
Ma thérapie stagne depuis un an, et quand même les médicaments ne font plus l'effet attendu, je me replonge dans un coma léthargique. Je patauge dans une mare de larmes sucrées sans la moindre envie de m'en sortir. Et c'est peut-être cela le plus dur à admettre. À quoi bon. Pour ceux qui ne comprennent pas, et ceux qui s'y reconnaitront : être dépressif ce n'est pas la déprime du dimanche soir. C'est lorsque du premier au dernier jour de l'année, même avec la meilleure volonté du monde, ton cerveau refuse de trouver goût à la vie alors même qu'il sait très bien qu'il peut y goûter. Mais il ne le peut pas. Et les plus belles choses au monde ne réussiront pas à raisonner ce qui découle de l'inconscient. 
         L'inconscient malade se soigne, et rien de mieux que le diagnostique d'un professionnel pour justifier en cas de doute sur les symptômes. Pour ma part, je ne peux nier ressentir une véritable différence entre l'avant et après traitement, mais à défaut d'être suffisant, je tâche de revenir vers une méthode plus naturelle d'appréhension du quotidien. D'entrevoir la profondeur et la beauté de chaque choses qui forment le quotidien. J'ai donc, dans ma manie compulsive de dresser des listes, rassemblé une quantité de conseils motivants pour mon épanouissement personnel au quotidien que j'ai voulu partager. En espérant qu'au long terme, tous ces efforts portent leurs fruits.

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Quelques idées simples pour se sentir bien :

- Trouver le bonheur dans la simplicité du quotidien.  
- Ne consommer que ce dont on a besoin, pas de superflu ! 
- Sourire. Ça parait idiot, mais ça fait un bien fou et incite les autres à faire de même. 
- Prendre le temps de prendre soin de soi, pour s’apprêter, se détendre, méditer. 
- Être aussi bienveillante avec soi-même que nous le serions avec une amie dans la même situation. 
- Instaurer de petits rituels qui vous font du bien et se mettre dans un environnement plaisant. Regarder son film préféré, écouter de la musique, manger ce que l’on aime, se promener. 
- Lire, lire, et lire. 
- Communiquer avec ceux qui vous tiennent à coeur, surtout en cas de baisse de moral. Ne pas s’isoler ! 
- S’exprimer, créer, extérioriser ! Que ce soit par l’écriture, la photographie, le dessin, en gros, mettre des mots sur ce qui ne va pas permet d’en atténuer le poids. 
- Prendre du recul sur les choses et ne pas agir sur le vif. 
- Ne pas remettre les choses à plus tard. 
- Essayer autant que possible de voir le positif de toute chose plutôt que le négatif (par exemple, je déteste mes fesses, mais je trouve que j'ai de beaux sourcils) 
- Essayer des nouvelles choses, sortir des sentiers battus, de la routine quoi ! 
- Cesser de toujours vouloir avoir raison, le débat fatigue. 
- Mettre un terme aux relation qui nous sapent le moral, et ne pas culpabiliser pour cela. 
- D’où la suivante : cesser de vouloir plaire à tout le monde et de se soucier de ce que l’on pense de nous. 
- Je dirais même : cesser de penser à la place des autres. Rien n’angoisse plus que la suspicion d’une mauvaise impression. En cas de doute, demander et tout s’éclaircit. 
- Prendre du recul par rapport à la notion traditionnelle de réussite, est-ce la vôtre ? 
- Ne pas vivre que pour le futur, savoir apprécier le présent.  
- Avoir de l’ambition et se démener pour aboutir, et même si ça ne marche pas, le chemin parcouru aura bien valu le coup. 
- Se faire plaisir aussi souvent que nécessaire en fait ! 

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